Couverture de l'ouvrage

Le rêve

Georges Duquin Poème - Publication en ligne

Le rêve est le grand initiateur de la réalité. Pendant les mois qui ont suivi ce lundi 16 mai 1972, j’ai fait une série de rêves. Ils se sont brusquement interrompus. Je les ai relatés à mesure qu’ils se produisaient, et rapportés fidèlement dans cet ouvrage. Ils m’ont tantôt livré, tantôt annoncé, l’identité du moi et celle du monde, à moins que ce ne soit l’identité du moi et du monde.

Georges Duquin nous livre des récits qui se déroulent aussi bien dans la Chine de Ts’in Che Houang-ti que dans le Bordelais du XVIIème siècle, dans la prison d’Eysses que dans l’Espagne de Goya ou de Garcia Lorca, dans l’Inde à l’époque triomphante de l’Empire britannique qu’à l’Amérique au temps de sa défaite. Il évoque aussi bien une révolte de morts qu’une première conférence islamique, la Première Guerre mondiale que le miracle silencieux de la foi bouddhique, la rémanence des sociétés secrètes et de l’Inquisition que le nazisme et le massacre de My Lai. Cauchemardesque ou magnifique, le monde est un rêve qui tire sa grandeur du mythe de l’Histoire. Chacun de ces récits de rêve révèle des réalités profondes : l’omniprésence de l’Histoire, l’angoisse métaphysique, la recherche de soi-même.

Emotion devant la luxuriance du temps et la beauté du monde, fascination de la fin. Il y a aussi un style bref, maîtrisé.

Accéder au texte (gratuit)