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Chant d'amour de gloire et de guerre

Du Huu Quynh Poèmes. Ed. Maspero – Paris –1971

Poème de protestation contre la guerre américaine du Vietnam – c’est autant un cri qu’un chant. Ce cri explose lorsque l’on découvre le massacre de My Lai (Song My).

Georges Duquin, qui vivait alors à New York, ne voulait pas écrire de poésie engagée. Mais l’Histoire est l’incarnation du Destin antique dans les temps modernes. L’homme est empoigné par une force qui le terrasse. My Lai le contraint à laisser jaillir son cri, parce que se dresse l’insoutenable douleur au cœur même du coeur. Aujourd’hui encore, quarante ans après, il se souvient parfois de ses pleurs dans l’autobus en plein midi parmi de braves gens stupéfaits et gênés.

Fanchita Gonzalez Batlle accueille ce jeune homme dont elle ignore tout, dans la prestigieuse collection poétique « Voix » qu’elle vient de créer chez Maspero. Elle n’est que calme et douceur. « Vous avez vécu dans le ventre du monstre pour écrire ce livre, votre point de vue nous intéresse » lui dit-elle. Et Duquin sera publié sous un « pseudonyme », Du Huu Quynh, qui est un mélange du nom de sa famille – Du Huu -, et du prénom qu’il s’est choisi, Quynh – pierre rouge.

Après ce livre, il quittera l’engagement mais approfondira son rôle de témoin de la douleur. Il la contiendra avec le seul moyen dont il dispose : la méditation bouddhique.

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Voix

Fanchita Gonzalez Batlle Editions MASPERO - Paris - 1977

Ce recueil de poésie contient des poètes et textes de la terre entière, réunis par Fanchita Gonzalez Batlle.

Le poème inédit  “Nuit choyée de vents prodigues…” de DU HUU QUYNH se trouve aux pages 41 à 46 de ce recueil.

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I - Livre premier - Histoire du temps présent

Georges Duquin Poème. Ed. L’Age d’Homme – Lausanne (Suisse) - 2000

« I » est le premier poème bouddhiste de cette ampleur écrit dans une langue occidentale.

Son Livre Premier « Histoire du temps présent » est le poème planétaire d’un « voyage sans fin » et une méditation sur la volatilité de l’Histoire, du monde, du moi.

L’existence n’est que fragments ; les cultures et les continents surgissent en bribes et en lambeaux ; le moi et le monde ne sont que des images flottantes ;  l’Histoire nous traverse comme un couteau, et s’évanouit…

Mais dans la cohue des choses sans substance et des illusions, le Dharma – la Doctrine du Bouddha – se révèle à chaque expérience de ce rêve qu’est le monde, à chaque épisode de cette fiction qu’est le moi. La conscience-collages se déroule comme une vaste illustration de l’enseignement de çakyamuni sur l’impermanence et la vacuité.

Critique de Bernadette Richard Accéder au texte (gratuit)
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O - Livre premier

Georges Duquin Poème. Ed.Baudelaire – Lyon – 2010

« …Il y a une immense douleur à chaque page » écrit Isidore Ducasse à propos de sa propre œuvre, les Chants de Maldoror. On pourrait en dire autant de O de Georges Duquin, qui est un cri de souffrance, mais aussi un chant en un unique poème : « Inlassablement j’ai loué le Bouddha » proclame-t-il.

Et Çakyamuni, dans un dialogue où s’entrelacent la voix du Maître et celle du poète, le situe :

« Car si je suis le Parfait, le Noble, le Vainqueur, celui qui me loue ou celui qui me sert est l’imparfait, le paria, le vaincu. »

Et c’est bien ce que Duquin postule : n’être rien, d’où le titre du poème.

«  Mais l’œuvre secrète sera au même rang que les larmes de tous les pauvres de la ville »

Il entende chasser l’ego, lâcher prise au regard du monde pour se libérer de l’universelle douleur. Ce chant de l’homme blessé ne vise à nul prosélytisme : il propose une méditation qui s’ouvre aux sagesses de l’Occident autant qu’à celles de l’Asie.

Duquin intègre les différentes cultures avec un art singulier : par ses inspirations prosodiques, ses rythmes, ses images, son souffle, il redonne sens à la poésie, il met en abyme le langage. Les mots sont souvent des sommes de liens et de références à travers les continents.

Le titre O comporte également d’autres significations que celle qui est donnée ci-dessus : le cercle est à la fois le symbole de la vacuité (qui signifie effacement du soi) dans l’art bouddhique et le symbole chinois du Ciel. Il est aussi celui de la Roue de la Loi mise en mouvement par le Bouddha, que Duquin a créé pour le faire figurer dans son œuvre peint. Et O – le zéro – est l’autre valeur du bit, unité élémentaire d’information dans l’univers de laquelle nous baignons. *
Au centre de l’architecture constituée par l’œuvre poétique de Georges Duquin, O forme un diptyque avec I, poème dont il a commencé la publication en 2000.

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O - Livre Deuxieme

Georges Duquin Poème - Publication en ligne

« Le bien suprême, il t’est absolument inaccessible : c’est de ne pas être né, de ne pas être, de n’être rien… » telle est la réponse, que rapporte Nietzsche, du sage Silène au roi Midas qui lui demandait quel était pour l’homme ce qu’il y avait de plus désirable.

Dans le Livre Deuxième de O, au-delà de la douleur Georges Duquin chante son aspiration au Non-Etre.

Cette sagesse de l’espérance contre toute impossibilité, il a fallu une longue méditation pour la reconnaître dans la forêt obscure. Elle se nourrit de l’enseignement du Bouddha et elle unit les cultures de l’Asie et de l’Occident.

C’est le chant de l’apaisement et de la compassion, un chant sans fin, comme le voyage poétique de tout homme.

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